Les changements structurels dans les économies après la Covid

Pendant la crise de la Covid, on imaginait qu’après la crise, il y aurait un partage des revenus plus favorable aux salariés, avec une réforme du capitalisme, un recul de la globalisation, avec la relocalisation dans les pays de l’OCDE de productions stratégiques ; mais rien de cela ne s’est produit.
 
Pourtant, des ruptures structurelles moins attendues sont apparues. D’abord, la structure de la demande s’est violemment déformée des services vers les biens (avec le télétravail, la numérisation des entreprises, la rénovation des logements), ce qui explique la forte hausse des prix de l’énergie, du transport maritime, des semi-conducteurs. Ensuite, les attitudes des salariés sur le marché du travail ont beaucoup changé : aux États-Unis, beaucoup ont choisi d’arrêter de travailler ; en Europe, beaucoup veulent changer de métier, de secteur d’activité.
 
On a aussi vu une accélération de la transition énergétique, et bien sûr un rôle très différent des États et des Banques Centrales : les États veulent soutenir la modernisation des économies, les relocalisations, le secteur de la santé, la transition énergétique, l’éducation et la formation..., et pour cela ils ont besoin de politiques monétaires expansionnistes.

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