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Atelier montage d'archives

L’atelier Montage d’archives est né d’une volonté d’expérimenter, au sein de l’Université, de nouvelles passerelles entre recherche et écriture cinématographique. Les courts-métrages présentés ici sont issus d’un travail de recherche et de montage mené par nos étudiants de master 2 Histoire du cinéma dans des fonds photographiques et cinématographiques de la Défense (ECPAD) mais aussi de fonds privés, français et étrangers. Cet atelier, mené sous la direction d’Ania Szczepanska et en collaboration avec l’équipe du master 2 Histoire du cinéma, a pour but d’explorer un savoir sensible, à travers les voies de la création qui animent artistes et chercheurs.

Projection de 5 courts–métrages de l’Atelier montage d’archives (69 min) :

Toubiba de Juliette Delain (18 min, archives ECPAD)

Pendant la guerre d'Algérie, deux jeunes femmes décident de s'engager au sein d'un corps militaire exclusivement féminin de l'armée française : les équipes médico-sociales itinérantes.

Elle t'aimera pas même à cent ans de Sara Chai (7 min, archives ECPAD)

« Je suis né le 11 janvier 1944 à Sebdou, grosse bourgade de l'ouest algérien, au sud de Tlemcen. Dès 1956 le quartier est entièrement contrôlé par le FLN. Les rumeurs de la guerre restent lointaines à mes oreilles. Un jour de juin 1960, je suis embauché dans la harka du 2e régiment d'étrangers parachutistes. »

Captures d’Anouk Phéline (14', archives de l'ECPAD et archives privées)

Ce film est dédié à la mémoire de mon grand-père, qui passa sa jeunesse en captivité dans un camp d'officiers français en Allemagne, pendant la Seconde Guerre mondiale. Les bribes de son histoire personnelle – quelques notes, quelques portraits – résonnent avec les visages anonymes de prisonniers capturés par les films et les photographies de l’époque (archives de la Wehrmacht et des armées alliées). La capture des hommes coïncide avec celle des images : notre regard peut-il échapper à cette violence pour la transformer en hommage ?

Je suis la bataille d’Alger d’Elise Buresi (16’, archives de l’ECPAD et La Bataille d’Alger de Gillo Pontecorvo, 1966)

1957, Alger. La 10e division parachutiste du général Massu pénètre dans la ville, investie d’une mission policière : mettre fin par tous les moyens au terrorisme urbain. Ce violent affrontement, qui allait être appelé « bataille d’Alger », a été érigé en modèle doctrinal pour penser les stratégies d’insurrection et de contre-insurrection urbaines. Gagner la bataille et perdre la guerre. Ou perdre la bataille et gagner la guerre. C’est justement cette notion complexe de subjectivité, à la source de toute réflexion historienne et au cœur d’un travail d’écriture de l’histoire, qui est modestement interrogée ici et qui anime le film.

Solte de Jean Costa (14’, archives privées de Tura)

Des images Super 8 de ballons papiers, filmées au Brésil dans les années 1970-90, se mêlent à l’histoire du baloeiro Tura. D’un côté, une pratique pyrotechnique désormais illégale au Brésil, de l’autre, l’amour de l’artisan pour une coutume populaire et ancestrale. Les ballons de Tura survivent, pourtant, aux quatre coins du monde où il est invité à les lâcher, entre danger et poésie.

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