Pierre PETIT
Depuis 1984, Pierre Petit travaille avec des objets qu’il découvre en se promenant dans la
ville. Il accumule, entasse ce qu’il nomme des bidules, des machins qui changent de statut quand il réalise ses pièces. La forme, les matériaux , la couleur, leur vie dans la cité déterminent ses choix. Il dialogue avec eux en utilisant le dessin, le collage, les associations et
l’installation. Cette diversité lui permet de créer un espace poétique où se croisent des
récits symboliques, ironiques, politiques et d'interroger l'uniformisation culturelle induite avec la mondialisation.
En 2002, Pierre Petit porte son regard critique sur les mécanismes et pratiques à l’origine
de la production et diffusion de masse d’objets hétéroclites et inutiles. Il les détourne pour
mieux les dénoncer et dépose la marque Petitland l’émotion de la découverte qui
s’approprie les codes de la communications des grandes entreprises (cadeaux
promotionnels…) et analyse le statut de la pièce unique dans le champ de l’art.
Pierre Petit poursuit son questionnement sur la production de masse et l’oppose à la
récupération et au recyclage.