Publié le 15/09/2020

Prix Lycéen du Livre d’histoire

 

Créé en 2020 à l’initiative d’un groupe de professeurs d’histoire de lycée, de classes préparatoires aux grandes écoles et d’université, le Prix lycéen du livre d’histoire entame cette année sa 3e édition.

Ce prix a pour objectif de récompenser un livre d’histoire pour ses qualités scientifiques, pour sa lisibilité et son accessibilité (notamment par un nombre de pages raisonnable, autour de 300). Il a pour but de faire découvrir la recherche historique aux jeunes lecteurs que sont les lycéens, contribuant ainsi à la formation humaine, intellectuelle et civique des élèves. En plus d’avoir pour finalité d’éveiller et de renforcer le plaisir de lire des livres d’histoire chez les lycéens, ce prix a pour vocation de contribuer au développement de compétences d’analyse et d’oral, notamment par le dialogue entre lycéens du secondaire et étudiants de CPGE à travers des délibérations régionales et une délibération nationale.

Pour plus d’informations sur ce prix n’hésitez pas à nous contacter :

pedagogie@rdv-histoire.com

Les inscriptions au prix sont ouvertes jusqu’au lundi 24 janvier. Les professeurs intéressés peuvent prendre connaissance du règlement du prix et faire acte de candidature sur le formulaire en ligne ci-dessous.

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Pour la 3e année du Prix lycéen du livre d’histoire, le comité d’organisation est heureux de présenter la sélection officielle 2022 des cinq livres qui seront donnés à lire aux élèves participants. Le festival Les Rendez-vous de l’histoire accueillera le lauréat ou la lauréate le samedi 8 octobre, à Blois, lors de la 25e édition.

Sélection de la 3e édition du prix lycéen du livre d’histoire 2022

  • Omer BARTOV, Anatomie d’un génocide, Vie et mort dans une ville nommée Buczacz, Paris, Plein jour, 2021 (2018)

Peut-on encore renouveler l’histoire de la Shoah aujourd’hui ? Anatomie d’un génocide  entraîne le lecteur au plus près du destin d’une petite ville de Galicie, Buczacz (Ukraine), où Juifs, Polonais et Ukrainiens coexistèrent en "voisins" pendant des siècles. La destruction des Juifs d’Europe s’éclaire d’une lumière crue à cette échelle locale, familiale, intime. Omer Bartov donne à voir l’engrenage intercommunautaire fatal des « terres de sang » en braquant le projecteur tour à tour sur l’avènement des nationalismes polonais et ukrainiens, l’occupation soviétique et le passage à l'acte génocidaire nazi. Le spécialiste en Holocaust studies a recueilli pour cette micro-histoire du lieu d’origine de ses aïeux une multitude d’archives, croisées et plurilingues, pendant plus de 20 ans. Un travail d’histoire, un travail de mémoire et le travail d’une vie.

 

  • Jérémie FOA, Tous ceux qui tombent, Visages du massacre de la Saint-Barthélémy, Paris, La Découverte, collection « A la source », 2021

Le projet de Jérémy Foa : Raconter le massacre de la Saint Barthélemy (août 1572) au ras de pavés parisiens, en exhumant des archives notariales (inventaires après décès, actes de succession), des histoires qui mettent en scène victimes et tueurs, et qui révèlent la proximité et la trivialité de ces massacres de voisins par des voisins. Une façon d’appréhender les mécanismes d’une folie meurtrière perpétrée au nom de la religion, et surtout une formidable démonstration du métier d’historien, minutieux enquêteur sur des vies minuscules emportées par l’événement.

 

  • Camille LEFEBVRE, Des pays au crépuscule, Le moment de l’occupation coloniale (Sahara-Sahel), Paris, Fayard, collection "L’Epreuve de l’histoire", 2021

A la fin du XIXe siècle, l’armée française envahit et occupe les régions du Sahara et du Sahel, dans une volonté d’expansion coloniale. Pour l’historienne Camille Lefebvre, c’est le « crépuscule » qui précède ce que l’historien camerounais Achille Mbembe appelle « la grande nuit » de l’oppression colonialiste. L’autrice se focalise sur la période 1898-1906, et sur deux villes, situées aujourd’hui au Niger : l’une au Sahara, Agadez, l’autre dans le Sahel, Zinder, deux villes-clés au carrefour des réseaux de commerce et d’échanges en Afrique. Elle montre comment les militaires et savants français, au nom de la supériorité des Blancs, et du fait d’une vision raciste de l’Afrique, s’approprient avec brutalité et bonne conscience ce territoire. Elle mobilise des archives variées et redonne vie aux populations locales, les colonisés, victimes de cet accaparement.

 

  • Marie-Pierre REY, Le Premier des chefs, L’exceptionnel destin d’Antonin Carême, Paris, Flammarion, 2021

Dans cet ouvrage, Marie-Pierre Rey nous fait découvrir le destin exceptionnel d’Antonin Carême, jeune garçon pauvre devenu pâtissier en vogue à Paris, repéré et engagé par Talleyrand qui en fait le « roi des cuisiniers » au service de Napoléon Ier et lance une carrière au service des plus grands souverains européens. Il œuvre toute sa vie pour faire reconnaître la cuisine comme un art à part entière, refondant la gastronomie française tout en l’ouvrant à d’autres traditions culinaires découvertes lors de ses voyages. Cet ouvrage donne un autre regard sur la Révolution, l’Empire et le début du XIXe siècle. L’ouvrage comporte en outre une liste de recettes d’Antonin Carême, il est aussi illustré de reproductions de ses plus célèbres pièces montées. 

 

  • William van ANDRINGA, Archéologie du geste. Rites et pratiques à Pompéi, Paris, Hermann, collection « Histoire et Archéologie », 2021

Historien et archéologue, William Van Andringa a dirigé pendant de nombreuses années les fouilles de la nécropole de Porta Nocera à Pompéi. S’appuyant sur ces fouilles il explique comment, par un travail très méticuleux, l’archéologue peut relever le défi de reconstituer les gestes que les habitants de Pompéi accomplissaient lors des rituels funéraires. Illustré de photographies en couleur, de plans et de schémas, le texte bascule à plusieurs reprises vers quelques courtes planches de bande dessinée qui permettent de présenter les différentes hypothèses concernant les gestes accomplis, par exemple lors du rituel particulier (appelé « enterrement de la foudre ») qui suivait un décès survenu du fait d’un orage.

 


Lauréat 2021

Hélène Dumas, Sans ciel ni terre, paroles orphelines du génocide des Tutsis, Paris, La Découverte,


Lauréat 2020

Charlotte de CASTELNAU-L'ESTOILE, Páscoa et ses deux maris. Une esclave entre Angola, Brésil et Portugal au XVIIe siècle (Paris, PUF, avril 2019) 

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