Le Cinéma, une marchandise, mais pas comme les autres
Table ronde proposée en partenariat avec le CNC
Le cinéma et les ICC sont des industries qui produisent des biens et des services qui se vendent et qui ont une valeur économique mais qui ont également une valeur culturelle ; ils sont porteurs de valeurs et d’identités. Cette double nature requiert qu’ils soient traités de façon spécifique, ce qui légitime le droit des Etats à réguler et soutenir ces secteurs pour protéger et promouvoir la diversité culturelle.
Toutefois, les vendeurs sont essentiels à l’économie d’une œuvre. Alors que les chiffres récents du CNC ont montré que l’export représentait un tiers de l’économie d’un film en France, le métier, historiquement consacré au lien avec les distributeurs et diffuseurs étrangers, se réinvente. Au-delà du financement des œuvres, le vendeur est un accompagnateur des réalisateurs qu’ils suivent souvent fidèlement et qu’ils aident à faire émerger en assurant la promotion de leurs œuvres dans les festivals et en leur permettant de gagner en notoriété à l’international. Ce sont également des partenaires des producteurs qui interviennent très en amont parfois au stade du scénario pour participer au financement de l’œuvre et partager leur connaissance du marché international et leur expertise. Ils doivent faire preuve d’une grande agilité pour s’adapter en permanence aux mutations dans un contexte très concurrentiel et incertain.
Comment cette marchandise pas comme les autres que sont les films a besoin de marchands pour s’écrire et trouver son public ?