Écrire l'histoire d'une nation, un défi insurmontable ? Perspectives croisées France-Québec
Carte blanche aux éditions du Septentrion
Dans les sociétés occidentales avancées, proposer une histoire nationale est un défi. La méfiance vient autant des milieux académiques que des défenseurs des groupes trop longtemps marginalisés. Les adeptes de l’histoire sociale et culturelle continuent de s’intéresser aux logiques de domination et aux luttes populaires. Quant aux minorités, elles se méfient souvent d’une histoire nationale qui met en scène les élites et les vainqueurs d’une histoire lisse et consensuelle, sans aspérités, laquelle viserait l’édification au détriment de la vérité des souffrances et des injustices subies.
À l’heure où le Québec prépare l’ouverture du NAT, Musée national de l’histoire du Québec, l’expérience française est riche d’enseignements. Sa mission est « de faire connaître et de faire rayonner l’histoire de la nation québécoise ». Mais de qui est constituée cette nation ? Les francophones seulement ? Quelle est la place des autochtones ? À partir de quand peut-on vraiment parler de « nation » québécoise ? Vaste programme ! Ce nouveau Musée ouvrira dans quelques mois : à quels besoins prétend-il répondre et quels sont les défis auxquels il doit faire face ?
Des défis auxquels tant la France que le Québec est amené à réfléchir dans le cadre d’une redéfinition profonde de nos sociétés respectives.