Performances et spectacles

André Breton et Nadja, avant le mythe. Autour des lettres de Nadja à André Breton, 1926-1927.

« Je ne suis qu’un petit atome qui respire dans le coin de tes lèvres et qui expire. » (Nadja à André Breton, 1926)
Il y a cent ans, André Breton rencontrait Nadja au hasard des rues de Paris. Leur brève liaison, du 4 au 13 octobre 1926, donna matière au chef d’œuvre en prose du surréalisme, Nadja, récit d’un amour sans réciprocité, publié en 1928. Mais la mythique Nadja était aussi une femme réelle, de son vrai nom Léona Delcourt, dont l’existence fut longtemps négligée.
Cette lecture-conversation fera entendre la voix de Nadja, telle qu’elle se découvre dans les lettres bouleversantes qu’elle adressa au poète jusqu’en février 1927, avant de tomber dans une démence qui la retiendra à l’asile jusqu’à la fin de ses jours, en 1941 : « Homme de pierre, comprends-moi ! […] C’est ma cervelle que j’étends ».
Une lecture au bord du gouffre, entre deux précipices : celui de la désillusion, celui de la déraison.

A l’occasion de la parution des Lettres à André Breton de Nadja, édition d’Olivier Wagner, Gallimard, septembre 2026 ; et de l’exposition « Nadja. "Ma main écrit ce que tu penses…" », Paris, Galerie Gallimard, septembre-octobre 2026.

Lecture par Irène Jacob, comédienne
Conversation entre Alban Cerisier, directeur de collection et secrétaire général de Gallimard, et Olivia Gesbert, directrice de La NRF.

Partenaires

Maison de la magie
1 Place du Château - 41000 Blois