Edition 2019, L'Italie
L'économie Table Ronde
Publié le 06/09/2019
Jeudi 10 oct. 2019 de 14:30 à 15:30 Château royal de Blois, Salle des États Généraux

Le travail au XXIe siècle

Après une brève introduction par Cyril Cosme, directeur du bureau de l’OIT pour la France, le Professeur Alain Supiot présentera l’ouvrage intitulé « Le travail au XXIème siècle » qu’il a dirigé à l’occasion du centenaire de l’OIT et auquel 21 auteurs du monde entier ont pris part (publié aux Editions de l’Atelier).

Il y a cent ans, l’Organisation internationale du travail se donnait pour mission de soutenir les efforts des pays voulant améliorer le sort des travailleurs et d’éviter que ces efforts ne les désavantagent vis-à-vis des pays qui s’en abstiennent. En 1944, la Déclaration de Philadelphie a prescrit que « tous les programmes d’action et mesures prises sur le plan national et international, notamment dans le domaine économique et financier » soient de nature « à favoriser et non à entraver […] le droit [de tous les êtres humains] de poursuivre leur progrès matériel et leur développement spirituel dans la liberté et la dignité, dans la sécurité économique et avec des chances égales».

Si ces missions n’ont rien perdu de leur valeur ni de leur actualité, les conditions dans lesquelles elles s’exercent ont profondément changé. C’est ce que l’ouvrage dirigé par le Professeur Alain Supiot « Le travail au XXIème siècle » examine. Il éclaire d’abord les défis communs à l’ensemble de la planète (écologie, révolution informatique et normes juridiques) et les analyse ensuite au prisme de la diversité des expériences et des cultures, celles des vieux pays industriels comme celles des pays émergents.

Le travail est à l’échelle du monde le théâtre de trois bouleversements d’ampleur : les périls écologiques qui naissent de la surexploitation des ressources naturelles et qui font de l’organisation du travail et de l’empreinte écologique les deux faces d’une même médaille ; la révolution informatique qui ajoute au paradigme de la subordination des travailleurs celui de leur programmation, et cela sans tenir compte de l’expérience subjective du travail ni des progrès possibles liés à l’intelligence artificielle ; la schizophrénie normative créée par le conflit de logiques juridiques entre d’une part les principes et les règles du commerce et de la finance internationale qui traitent le travail, les médicaments, les cultures et les ressources naturelles comme de purs biens économiques en compétition sur un marché sans frontières, et d’autre part les principes et règles de justice sociale ou de justesse écologique.

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